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La rue José-Maria de Heredia, PARIS 15, par Century 21 La Motte Picquet

Publié le 24/03/2016

 

Cette semaine, l’agence Century 21 La Motte Picquet vous fait découvrir l’origine du nom d’une rue

du quinzième arrondissement de PARIS : La Rue José-Maria de Heredia.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ouverte en 1909, cette rue reçoit le nom de Rue José-Maria de Heredia.

Mais qui est-il ?

José-Maria de Heredia est né le 22 novembre 1842 à La Fortuna, la plantation de café familiale, près de Santiago de Cuba, de père cubain et de mère française.

Il est envoyé en France à l'âge de neuf ans pour poursuivre ses études au collège Saint-Vincent de Senlis, où il reste jusqu’au baccalauréat, en 1859.

De retour à Cuba en juin 1859, il passe un an à La Havane, approfondissant sa connaissance de la langue et de la littérature espagnoles avec le projet d'y effectuer des études de droit. Mais il n'y retrouve pas l'ambiance de travail qu'il avait connue en France, et l'équivalence du baccalauréat français lui est refusée pour des raisons administratives. Il retourne donc définitivement en France en 1861 en compagnie de sa mère, qui, tient à veiller elle-même à l'éducation de son fils.

Il commença à composer des poèmes très influencés par la toute récente école parnassienne qui prônait le réalisme exact et la perfection absolue de la forme.

De 1862 à 1865, il suit également, en qualité d'étudiant étranger, les cours de l'École des chartes, où il se fait remarquer par son sérieux et sa culture. Beaucoup plus attiré par la littérature que le droit, il continue à composer des poèmes, en particulier des sonnets, la fortune familiale, gérée avec rigueur par sa mère1, lui épargnant pendant un certain temps les difficultés matérielles.

Il publia ses premières œuvres dans diverses revues, puis Leconte de Lisle lui permit de collaborer au Parnasse contemporain (1866). Il fut reconnu très vite comme poète de talent, malgré la rareté de ses publications. En 1893, il regroupa dans les Trophées quelque cent dix-huit sonnets.

 

 

Les quatre premières parties de ce recueil traitent de l'histoire mondiale depuis les temps helléniques jusqu'à la Renaissance, et la dernière, de la nature et des rêves. Fidèle à la doctrine parnassienne, Heredia avait ciselé à la perfection la forme de ces sonnets, et la thématique, histoire, légendes et nature est propice à des descriptions qui sont autant d'exercices de style. Dans tous ses poèmes, Heredia présente en outre les événements dramatiques avec exactitude, évitant tout commentaire personnel et toute implication philosophique. Maître incontesté du sonnet français, il fut élu à l'Académie française en 1894, mais ne produisit plus d'œuvre importante.

 

 

 

 

Heredia et sa femme, qui, en 1901 et 1902, avaient passé leurs vacances d'été à Montfort-l'Amaury, décident en 1903 de changer de villégiature et choisissent le château de Bourdonné, près de Houdan. Le 1er septembre de la même année, Heredia est victime d'une grave hémorragie digestive, que le médecin local a beaucoup de difficultés à arrêter. Dès lors, il suit un régime recommandé par Samuel Pozzi. Malgré cela, une seconde hémorragie survient en août 1904. Le poète envisage une fin prochaine avec sérénité. Il meurt au château de Bourdonné dans la nuit du 2 octobre 1905 des suites d'une troisième et dernière hémorragie. Il est inhumé le 7 octobre au cimetière de Bonsecours (Seine-Maritime).

Voilà maintenant vous savez pourquoi cette rue honore la mémoire  de ce  poète français d’origine cubaine,  un des maîtres du mouvement parnassien et auteur du célèbre recueil "Les Trophées".

 

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